N'achetez que l'essentiel

Le vrac : un nouveau type de consommation

Si aujourd’hui des centaines d’associations, organismes et entreprises travaillent dans l’objectif de refamiliariser les Français avec le vrac, ce système existait déjà il y a des milliers d’années et n’a jamais vraiment disparu.

 

 

D’après l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), « Le vrac est un système de distribution consistant à la vente de produits qui ne sont pas préemballés, que le client peut acheter au poids ou au volume, en fonction de ses besoins, et qui est conditionné sur le lieu de vente. »

 

Ce système était déjà utilisé par nos ancêtres lors des échanges et des marchés, le packaging n’existant pas encore à l’époque. Lorsque la création du premier emballage eut lieu en 1809 par un Français dans le but de protéger les denrées, le vrac a commencé à se faire de plus en plus petit. Puis avec la révolution industrielle et l'exode rural, l’utilisation du préemballage s’est accélérée, délaissant la consommation en vrac.

 

Pourtant, les fruits et les légumes ont toujours continué d’être proposés sans conditionnement dans les magasins d’alimentation mais c’est seulement depuis 10 ans que les premiers rayons en vrac de la grande distribution sont apparus. À l’origine, ils sont revenus sur le devant de la scène il y a une dizaine d’années dans le seul objectif de proposer des bas prix aux clients (ceux-ci ne payant pas d’emballage). lls sont de 20 à 30% moins cher que les emballés. Prenons l’exemple d’une huile Jean Bouteille distribuée en vrac, elle est en effet 1€ moins chère qu’une huile vendue dans une bouteille à usage unique.

 

Aujourd’hui, le vrac est considérablement une autre façon de consommer, un système plus vertueux et plus sain. Afin de lutter contre la pollution environnementale et limiter la masse de déchets d’emballage, de plus en plus de produits sont proposés à la vente favorisant également la production locale.

 

Les 3 bonnes raisons d’acheter la consigne

Ah la consigne ! ce bon vieux système pourtant abandonné pour des emballages plastifiés ou cartonnés dans les années 60 face à la tendance du jetable. Pourtant elle revient, doucement…mais surement ! Chez Jean Bouteille pour vous montrer que la consigne c’est simple d’utilisation, on vous donne 3 bonnes raisons pour ne plus hésiter !

 

 

1 – La consigne réduit vos déchets


Pour chaque bouteille consignée, vous évitez 500G de déchets ! En effet, le système de consignation permet d’économiser 64 kg de déchets/an par habitant. On s’approche petit petit du zéro déchet à la maison.

 

Crédit photo : Gregg Segal

 

2 – La consigne participe au développement durable


Avec le concept de la consigne, on produit 6 fois moins de Co2 que la filière classique du vin. En effet, celle-ci produit 271g de Co2 contre 43g pour une bouteille consignée. De plus, utiliser ce concept permet également de consommer 2 fois moins d’eau grâce à la laveuse qui nettoie les bouteilles en verre après chaque utilisation tandis que la création d’une bouteille en verre classique utilise plus d’eau notamment en la rinçant avant de l’embouteiller. D’après une étude indépendante réalisée en 2009, la consigne permet également de réduire l’acidification de l’air, les émissions de gaz à effet de serre ou encore la consommation des énergies.

 

 

3 - La consigne vous permet d’économiser


Même en achetant votre bouteille en verre Jean Bouteille à 1€ vous effectuez 10 à 20% d’économie ! Vous allez nous demander comment est-ce possible mais c’est tout simple… les produits de qualité vendus en vrac sont environ 1€ moins cher que les produits préemballés proposés en magasin. Cela s’explique par le tarif du packaging qui est prélevé du prix indiqué. De plus, votre bouteille vous pouvez l’utiliser en moyenne une vingtaine de fois contre une utilisation pour une bouteille classique d’huile, vin ou de vinaigre.

 

Le petit + : la consigne avec Jean Bouteille c’est ludique. Vous achetez votre contenant liquide selon la quantité que vous désirez ! On vous propose des bouteilles au design moderne d’1 L, de 75 cl et de 50 cl. Alors terminé les bouteilles qu’on jette avant même d’avoir été finies. En plus, c’est vous qui faites fonctionner la fontaine du début à la fin pour obtenir votre liquide. C’est magique, non ?

 

 

Alors, convaincu ?

Le marché du vrac et de la consigne

Durant quatre mois, cinq étudiants de l’Institut d'Enseignement Supérieur, de Recherche et d'Expertise spécialisé dans l'Agriculture, l'Agroalimentaire, l'Environnement et le Paysage ont réalisé une enquête de consommation pour l’entreprise lilloise Jean Bouteille afin de mettre en exergue les habitudes des consommateurs concernant la consigne et la vente en vrac. Toutes les informations dans cet article sont basées sur une enquête réalisée dans deux magasins Biocoop. L’une à Villeneuve d’Ascq et l’autre à Hazebrouck dans le Nord de la France.


Selon l’enquête effectuée sur 194 clients, le vrac est un marché en pleine croissance qui se modernise. Le consommateur recherche des modes de consommation plus économiques et plus vertueux en faveur de l’environnement. En réponse à cette demande, on constate une évolution de l’offre : depuis 2005, cinq des hypermarchés Auchan Self Discount ont vendu 250 millions d’articles/an sur le rayon vrac (la vente en vrac - Pratiques & perspectives, ADEME). Cependant, le marché actuel du vrac et de la consigne se concentre principalement sur le secteur de l’alimentaire.

 

1 – Le profil des clients

Figure 1 : Profil de la clientèle en fonction du sexe (source : Clément GUILAIN)

Tout d’abord, l’enquête a permis de mettre en évidence le profil de la clientèle des magasins biologiques. D’après ce graphique, sur les 194 personnes intérrogées, 71,35% des clients de magasins biologiques sont des femmes contre 28,65% pour les hommes. La plupart des clients se situent dans les tranches d’âge des 35 - 60 ans (53%) et 60 ans et plus (30%). Elles correspondent a priori à tous les foyers familiaux ayant un mode de vie stable. Ces tranches d’âge accordent une attention particulière à la qualité de leur alimentation d’où leur présence dans les Biocoop.

Figure 2 : Profil de la clientèle en fonction du statut socio professionnel (source : Clément GUILAIN)

En ce qui concerne le statut socio-professionnel de la clientèle, il y a trois statuts qu’on distingue particulièrement : les cadres, les retraités et les employés. En effet, chez les actifs interrogés, ces trois statuts représentent des personnes aux revenus stables. Elles peuvent se permettre de consommer des produits sains semblables aux produits biologiques. On constate une faible fréquentation des étudiants qui s’explique par la localisation périurbaine et donc l’éloignement par rapport aux centres universitaires de la majorité des magasins biologiques et des épiceries de vracs.

 

2 – Le comportement d’achat des clients

Figure 3 : « Achetez-vous tous vos produits alimentaires dans des magasins biologiques ? » (source : Clément GUILAIN)

Figure 4 : « Hormis les fruits et les légumes, consommez-vous en vrac ? » (source : Clément GUILAIN)

Deux tiers des clients de magasins biologiques ou d’épiceries de vracs fréquentent d’autres magasins tels les GMS (Grandes et moyennes surfaces) et seulement 29% des personnes interrogées achètent tous leurs produits alimentaires dans les magasins biologiques. Pour autant, les clients achètent tout de même en majorité des produits issus de l’agriculture biologique et des produits en vrac (80%). Ce pourcentage révèle le potentiel important que représente actuellement le marché du vrac.

 

3 – Le comportement d’achat des consommateurs en vrac

Figure 5 : Achat de produits en vrac par les clients des magasins (source : Clément GUILAIN)

Parmi les 152 sondés consommant du vrac, les trois produits en vrac les plus achetés sont les féculents, les céréales et les liquides.

Figure 6 : Fréquence d’achat des principaux produits consommés en vrac (source : Clément GUILAIN)

Que ce soit les féculents, céréales ou liquides, la principale fréquence d’achat est hebdomadaire. Il semble donc que les gens privilégient des réapprovisionnements réguliers plutôt qu’un achat de quantités importantes pour plusieurs semaines. Le réapprovisionnement régulier peut s’expliquer par les consommateurs âgés de plus de 35 ans qui généralement vivent en famille. La pratique de consommation en vrac est très utilisée que ce soit pour les aliments secs ou liquides. Ce résultat montre qu’une majorité des clients utilise ce concept. Au sujet des personnes qui ne consomment jamais de produits en vrac, ce sont des consommateurs moins enclins à vouloir changer leurs habitudes de consommation, ils n’achètent pas spécialement des nouveautés. De plus, ils trouvent contraignant les achats en vrac hormis les légumes et les fruits. Certains ont également déclaré avoir peur des risques sanitaires liés au vrac. Cette dernière raison confirme l’image préconçue du vrac. Les raisons de ne pas acheter en vrac sont donc hétérogènes mais peuvent être améliorées par différentes solutions.

 

4 – Le concept de la consigne et du liquide en vrac

Durant les quatre mois d’analyse, le concept de la consigne et du liquide en vrac s’est révélé très apprécié par la majorité des sondés. La moyenne générale du concept Jean Bouteille est de 4,18/5.

Figure 7 : Moyenne des notes du concept Jean Bouteille en fonction du sexe et du magasin (source : Clément GUILAIN)

Les deux principales motivations des acheteurs du liquide en vrac sont l’envie de protéger l’environnement et le coût plus faible qu’un produit emballé classique.

Figure 8 : Motivations de la consommation des produits Jean Bouteille (source : Clément GUILAIN)

Figure 9, Figure 10 : « Etes-vous satisfait du principe de la consigne ? », « Ramenez-vous la bouteille consignée ? » (Source : Clément GUILAIN)

Ce graphique confirme les deux raisons évoquées précédemment. Le concept de la consigne répond donc à une attente des consommateurs. En effet 20% des consommateurs apprécient un produit de qualité à un prix raisonnable. En outre, le concept de la consigne est parfaitement adopté par les consommateurs de Jean Bouteille (les bouteilles consignées sont ramenées en magasin à 86%. Les 14% restant ne représentent que 7 personnes, qui n’ont pas encore ramené leur consigne ou l’ont jeté par accident à la poubelle). Cette majorité de réponses positives (96%) est cohérente avec la principale motivation des acheteurs qui est de limiter leur impact sur l’environnement. Le plus grand nombre des sondés aimeraient voir la consigne dans d’autres magasins mais principalement dans les GMS. Plus de 70% des consommateurs interrogés souhaiteraient voir Jean bouteille et la consigne se démocratiser dans des grandes surfaces (Auchan par exemple). Cela révèle la confiance que les consommateurs accordent au concept du liquide en vrac.

Si vous souhaitez obtenir l’intégralité de l’enquête, veuillez nous contacter par email : contact@jeanbouteille.fr


NB : le rapport de gestion de données concerne une enquête satisfaction client réalisée pour l’entreprise Jean Bouteille. Ce rapport permet de connaître le profil et le comportement d’achat du consommateur de Jean Bouteille. Créée par Gérard Bellet en 2014, cette marque s’impose sur la marché du vrac liquide. Des meubles composés de plusieurs fontaines sont disposés dans plusieurs types de magasins (Biocoop, épiceries) situés en région lilloise et à Bruxelles. Actuellement, Gérard Bellet commercialise de l’huile, du vinaigre et du vin en vrac dans des bouteilles consignées.

La carte des donneurs de la campagne de crowdfunding

Après 2 mois d’une superbe campagne de crowdfunding, nous pouvons affirmer que le premier pari est relevé : Les consommateurs et les citoyens sont motivés pour arrêter le tout jetable !

 

C’est le début d’une grande histoire, celle du retour de la consigne en France !

 

Grâce à vos dons, nous avons pu éditer une carte des donneurs et ainsi commencer à organiser notre développement sur le territoire. C’est un réel développement collaboratif !

Vous pouvez vous amuser à la parcourir, en cliquant ICI

Vous allez peut-être découvrir que votre voisin a également participé à la campagne ! (Ca sera l’occasion pour l’inviter à un apéro zéro déchet)

 

On peut remarquer quelques points de concentration :

1) La métropole Lilloise, Berceau de Jean Bouteille. La présence d’un corner et l’énergie de la communauté collaborative lilloise n’y est pas pour rien !

2) La région Parisienne, 1er bassin de population, est largement représentée. Une dédicace au 11ème, avec beaucoup de donneurs !

3) La région Rhône-Alpes, avec le triangle Lyon-Annecy-Grenoble

4) L’Aquitaine, avec une vraie bataille entre Toulouse et Bordeaux


N’oublions pas de mentionner le Grand-Ouest, très présent mais assez dispersé, mais aussi des régions plus exotiques comme La Réunion, La Suède, La Norvège, L’Irlande, La Californie ou encore le Quebec ! John Bottle like this !

Il ne nous reste plus qu’à trouver les 90% restant de chaque laveuse de bouteille pour envahir vos magasins de bouteilles consignées.

Ces dons sont un argument très fort auprès des magasins, des financeurs et des pouvoirs publics pour nous aider à les convaincre que la consigne fait tout son sens aujourd’hui en France.

Jean Bouteille remporte son 1er prix: le Trophée de l'économie circulaire

La 1ère édition des Trophées de l’économie circulaire s’est clôturée Jeudi 3 Juillet avec la cérémonie de remise des prix, qui s’est déroulée lors du Forum CICLE à Bordeaux.

 

6 entreprises ont été récompensées pour leurs initiatives et démarches innovantes dans le domaine de l’économie circulaire.

 

Jean Bouteille remporte le prix Coup de Cœur du Jury!


Le trophée a été délivré par le François-Michel Lambert, député EELV et président de l’institut de l’économie circulaire ainsi que par Serge Orru, ancien directeur de WWF France et actuel conseillé à la mairie de Paris en charge de l’économie circulaire.


L’innovation, la cohérence et l’impact environnemental de la solution apportée par Jean Bouteille ont été particulièrement mises en avant.


La petite histoire du design de marque Jean Bouteille

By Lucie Baratte

Le logo et la charte graphique de Jean Bouteille ont avant tout été conçus pour refléter les valeurs de la marque. C'est ma manière de travailler : je pars du sens pour tendre vers le style et non l'inverse. Ma démarche de Directrice Artistique c'est : donner du sens aux images, traduire un discours, exprimer une idée ou révéler un concept. En somme, il s'agit pour moi de trouver le vêtement idéal, celui qui collera à la peau du projet quel qu'il soit, il y a tant de possibilités ! Je me suis enthousiasmée pour le projet Jean Bouteille et me suis appliquée à le rendre visible et compréhensible à travers un design esthétique, ludique et didactique.

 

Étape 1 - Du brief au logotype

Le premier rendez-vous de travail sur le logotype nous a permis d'établir les orientations du projet Jean Bouteille. Cet entretien est primordial afin de comprendre la demande qui m'est faite et d'appréhender le message que l'identité visuelle devra véhiculer. En effet, une image de marque se construit autour d'une narration, de valeurs, adressées à un public donné.

Avec le fondateur de la marque, nous avons établi une liste de mots-clefs liés au projet Jean Bouteille qui ont fait germer les premières pistes de réflexion. "authentique / qualitatif / tradition française / vrai / une histoire / confiance / DIY / consommateur / enseigne / consigne / économie circulaire / embouteilleur libre-service".

Dans un second temps, j'ai soumis plusieurs propositions graphiques ; nous en avons retenu deux totalement différentes. Après affinage, les deux orientations ont été soupesées, étudiées et comparées. C’est, selon moi, une étape passionnante de la conception du logo car elle permet d'affiner le message et de clarifier les choix stratégiques. La première proposition, par son jeu d'étiquettes variées, présentait Jean Bouteille comme une enseigne distribuant des produits avant tout. Alors que la deuxième présentait Jean Bouteille comme une solution qui rend un service. C'est cette orientation qui a finalement été choisie.

Étape 2 - Du logotype à la charte graphique

Dans la phase de développement de l'identité visuelle, j'ai posé les bases de la charte graphique en regard de la piste retenue pour le logo. Voici un petit résumé en image des choix effectués :

• Les couleurs vives pour traduire : le dynamisme, la modernité, la simplicité.

• Le design pictographique pour évoquer : la facilité, une solution pratique, l'écologie, la variété des liquides, l'économie circulaire, la consigne, le DIY (Do It Yourself).

• Le choix typographique, la Neutraface de la fonderie House Industries, pour exprimer : l'élégance, le sérieux, l'authenticité, la qualité.

 

 

 

Sur les supports de communication, on retrouve la répétition du dessin des bouteilles, comme un clin d'œil au logo. Ce motif rappelle la notion de variété et d'économie circulaire.

Chaque support a été réfléchi en terme d'usage ergonomique : par exemple, le papier à en-tête existe en version noir et blanc ou couleurs, numérique ou papier. Le site internet a été conçu pour être très simple d'utilisation, que ce soit sur mobile ou sur ordinateur afin que le concept novateur de Jean Bouteille soit immédiatement compris.

J'ai réalisé le design graphique du site version bureau et mobile et Sylvain Bonfils (http://www.odevie.org/) en a assuré intelligemment l'intégration en responsive.

Étape 3 – Le design graphique des bouteilles

Selon moi, les bouteilles sont l'outil de communication majeur de Jean Bouteille. En effet, les utilisateurs les gardent chez eux le temps de la dégustation, elles sont amenées à se retrouver sur la table au moment de l'apéritif, du repas, à être vues par des amis, de la famille, etc. De plus, elles ont une importance capitale en terme de design de marque car elles sont le reflet de la philosophie développement durable de la marque. Il me semble essentiel que l'on ait envie de les montrer, de les réutiliser, voire de les garder. Ainsi, en terme de design produit, nous avons choisi une bouteille au design traditionnel qui évoque la qualité des produits. J'ai intégré la contrainte d'une sérigraphie monochrome et me suis appliquée à créer un design graphique esthétique et informatif pour le marquage. Chaque détail a été pensé et un soin particulier a été apporté au recto comme au verso. Le tout a été, bien sûr, réalisé en cohérence avec la direction artistique que j'avais mise en place à la création de la charte graphique et du logo.

 

 

 

Et voici comment j'ai créé l'identité visuelle de Jean Bouteille afin qu'elle reflète un univers éco-responsable, accueillant, simple et qualitatif. Cette part de mon métier est celle qui me tient le plus à cœur : apporter mon expertise et mon talent à des projets porteurs de sens ou d'innovation. Et ainsi, participer à mon niveau, en collaboration avec les autres, à créer un monde plus respectueux, plus juste et plus joyeux ! Si cet article vous a plu et que vous souhaitez en découvrir plus, je vous invite à visiter mon site kaleidoscopeye

Lucie Baratte – Directrice artistique, graphiste et typographe freelance

 


Stage / Alternance - Venez changer le monde avec Jean Bouteille

OFFRE DE STAGE ENTREPRENARIAT

Nous : Jean Bouteille est une start-up offrant une solution de vente de liquides en vrac dans des bouteilles consignées, gérées en circuit-court. Jean Bouteille permet de consommer des produits liquides alimentaires de manière plus économique et plus écologique – plus d’information sur www.jeanbouteille.fr

Un projet pilote a démarré en Février 2014 dans un grand magasin de produits biologiques de Villeneuve d'Ascq. Dans le cadre de son plan de développement, Jean Bouteille souhaite réaliser une levée de fonds auprès de divers acteurs (Business Angels, Fonds d'Investissement, Crowdfunding, Subvention,...). Le stage vous offrira une immersion totale dans les problématiques de la création d'une start-up.

Vous chez nous : Votre principal mission sera de participer activement au montage du dossier de levée de fonds afin d’atteindre les objectifs de financement de l’entreprise. Vous aurez néanmoins des activités transversales dans l'entreprise, suivant les priorités et vos envies. Dans les grandes lignes, vos missions seront :

- Analyser les tendances de marché et les indicateurs économiques issus du projet pilote

- Mettre à jour le BP initial et préparer la Due Diligence

- Identifier et contacter les acteurs potentiellement intéressés par la levée de fonds

- Coordonner les différents acteurs impliqués dans l’opération. (Avocat, Expert Comptable, Relation Presse, etc.)

- Proposer des modes de financement alternatifs (Concours, Prix, financement collaboratif, financement local, etc.)

- S’initier ou apporter ses compétences sur d’autres sujets primordiaux dans l’entreprenariat : Marketing, Communication, Logistique, Stratégie,…


Vous : Vous êtes ouvert d'esprit, ambitieux et vous avez le sens du détail. Vous souhaitez entreprendre et changer le monde. L'univers "start-up" et l’innovation sont des priorités dans vos recherches. Vous vous intéressez à l’économie circulaire, l’économie de la fonctionnalité et l’innovation frugale. Vous pouvez prétendre d’une certaine autonomie. Votre niveau d’étude est moins important que votre motivation.

 

Comment répondre : Envoyez votre réponse par email à contact@jeanbouteille.fr comprenant un CV, une lettre de motivation et si possible vos références (Entreprise, Association, Club, ..)

Si vous avez des questions : contact@jeanbouteille.fr Le stage débutera à partir d’avril 2014 pour une durée minimum de 6 mois, sera rémunéré et comprendra une prime sur objectif liée au succès de la levée de fonds. Les bureaux se situent dans un espace de travail collaboratif à Lille (59).

L’économie de demain :

Jean Bouteille déstructure la chaine de valeur classique - linéaire - de la consommation courante pour apporter une solution inédite permettant de consommer sans générer de déchets. Les modèles économiques appliqués à l’entreprise sont l’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité. Afin d’arriver à ce résultat, Jean Bouteille est passé par l’innovation frugale ou Jugaad Innovation.

 

L’économie circulaire :

L’économie circulaire, portée en Europe par la fondation Ellen MacArthur, est un concept économique dont le but est de produire des biens et des services en limitant la consommation et le gaspillage de matières premières. Le recyclage fait partie de l’économie circulaire, mais c’est la dernière boucle. En décidant de s’engager dans la consigne, Jean Bouteille emprunte l’une des premières boucles de l’économie circulaire, celle du réemploi. Les bouteilles sont lavées en circuit-court, dans un rayon de moins de 25km du point de vente. Cela permet de créer un tissu industriel générateur d’emploi proche du lieu de consommation des produits.

L’économie de la fonctionnalité :

L’économie de la fonctionnalité, théorisée en France par Christian Du Tertre, vise à substituer la vente d’un bien par la vente de l’usage du bien. Cela passe par la recherche de la performance d’usage, l’intégration complète d’une solution et la réduction de l’usage de la matière. Jean Bouteille ne vend pas de bouteilles. Il vend l’usage de la bouteille, c’est-à-dire le transport de son produit liquide de manière propre, sécurisée et hygiénique. Pour cela, Jean Bouteille a intégré une solution d’embouteillage libre-service qui est louée au magasin alimentaire.

 

L’innovation frugale, ou Jugaad Innovation :

Jugaad, qui veut dire débrouillardise en Hindi, une nouvelle manière de penser l’innovation, comme rapporte 3 économistes. C’est littéralement l’art de faire plus avec moins. Cette méthode d’innovation très présente dans les pays émergents permet de changer son approche sur l’innovation, en percevant les contraintes comme autant d’incitations à innover. En analysant les avantages et les inconvénients de la vente en vrac ainsi que de la consigne, Jean Bouteille a réussi une association « magique » qui permet de réduire la contrainte logistique de la consigne, assurer une hygiène lors de la vente de liquides en vrac et investir dans de belles bouteilles pour valoriser le produit qu’elles contiennent.

 

It's Open

Retrouvez le corner Jean Bouteille en exclusivité chez Saveurs et Saisons, 270 rue des fusillés à Villeneuve d'Ascq.

Vous pouvez acheter vos huiles, vos vinaigres et vos vins en vrac dans des bouteilles consignées.

Les produits sont de 10% à 15% moins cher et la consigne est de 1€

 

 

 

La consigne, un retour en force :

D’abord, un peu d’histoire

 

Jusqu'aux années 60, une très grande majorité des produits liquides alimentaires étaient vendus dans des bouteilles consignées. Par exemple, Lesieur introduit en 1924 la première huile de table dans une bouteille consignée.


 

Chaque producteur devait gérer les bouteilles liées à sa production, et il en supportait donc le coût de collecte et de retraitement.

 

Avec l’arrivée du plastique, les gros groupes de l’industrie alimentaire ont pu introduire le système de bouteille à usage unique. Ils n'ont plus l’obligation de gérer la fin de vie de leurs emballages.




Cela eut deux effets principaux :

1) La forte concentration des outils de production, avec pour conséquence la fermeture de nombreuses usines sur le territoire.

2) Le transfert du coût de la gestion des déchets du consommateur au citoyen, via une augmentation des impôts locaux.

 

Les politiques ont abandonné le combat de la consigne dans les années 80 sous l’impulsion de lobbys puissants, sans se rendre compte de la montagne de déchets que cela allait générer.

 

Le bon sens est de retour

Depuis quelques années, les territoires se rendent compte de l’incohérence du système.

Des recherches et des expérimentations de la consigne sont réalisées avec le programme Boréal (Hainaut - Ostrevent - Cambresis - 59), Ecoscience Provence (Var - 83) ou encore le département de la côte d’or.

Il y a même eu une journée de la consigne organisée en décembre 2012 à la fondation Nicolas Hulot et le lancement du mouvement Zero Waste France supporté par le Cniid

 

C’est dans ce contexte que Jean Bouteille permet, 90 ans après Lesieur, d’acheter son huile (entre autres) dans des bouteilles consignées.

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Le lexique

Vrac

Le vrac est un système de distribution consistant à la vente de produits qui ne sont pas préemballés, que le client peut acheter au poids ou au volume, en fonction de ses besoins, et qui est conditionnés sur le lieu de vente. (ADEME – DEC 2012).

Embouteilleuse libre-service

Une embouteilleuse libre-service est un meuble technologiquement équipé pour vous permettre d’embouteiller un liquide de manière propre, sécurisé et mesuré. Il permet l’impression d’une étiquette reprenant l’ensemble des informations réglementaires et vous assure une totale traçabilité du produit.

Consigne des bouteilles

La consigne des bouteilles est une pratique commerciale suivant laquelle un fournisseur laisse en dépôt chez un client, moyennant une valeur convenue et récupérable en cas de retour, des emballages de marchandises dont il reste propriétaire. (Larousse) Toutes les bouteilles utilisées par Jean Bouteille sont en verre sérigraphiée, conçues pour résister à plus de 30 lavages. La fermeture est un bouchon mécanique.

Économie Circulaire

L’économie circulaire désigne un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie. Il s’agit de déployer, une nouvelle économie, circulaire, et non plus linéaire, fondée sur le principe de “refermer le cycle de vie” des produits, des services, des déchets, des matériaux, de l’eau et de l’énergie. (Ministère de l’écologie)

Économie de la fonctionnalité

L’économie de fonctionnalité vise à substituer à la vente d’un bien la vente d’un service ou d’une solution intégrée remplissant les mêmes fonctions que le bien, voire des fonctions élargies, tout en consommant moins de ressources et d’énergie et en créant des externalités environnementales et sociales positives. (Wikipedia) Jean Bouteille vous permet d’utiliser utiliser la fonction de la bouteille plutôt que d’acheter la bouteille. Vous n’avez donc pas à payer pour sa fabrication et sa fin de vie, mais uniquement pour son utilisation.

Réduction des déchets

La réduction des déchets est la première motivation derrière le concept Jean Bouteille. C’est en cherchant une solution pour permettre de consommer des produits liquides sans avoir à jeter la bouteille que Jean Bouteille est né.

Lavage et stérilisation biodégradable

Toutes les bouteilles sont lavées et stérilisées par des procédés biodégradables, utilisé dans l'agriculture biologique. Laver une bouteille consomme beaucoup moins d'eau et d'énergie que de fabriquer une bouteille à partir de verre recyclé.

Nos Partenaires

Région Nord Pas-de-Calais

Par l’intermédiaire d’un contrat A.C.E.S, la région Nord Pas de Calais a participé au financement des investissements écologiques réalisés par Jean Bouteille.

Lille Métropole

La communauté urbaine lilloise s’est engagé auprès de Jean Bouteille pour favoriser la réduction des déchets de ses habitants.

Solicigales

Le club d’investisseurs sociaux Solicigales est entré au capital de Jean Bouteille, séduit par le coté écologique et économique du concept Jean Bouteille.

CCI Région Nord
LMI Innovation

Jean Bouteille a été nommé lauréat LMI Innovation en Octobre 2014. LMI Innovation apporte son soutien financier, son réseau ainsi que son expertise

BPI France
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Jean Bouteille
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